La fuite d’Elgin : vers une nouvelle catastrophe écologique ?

Depuis le 25 Mars la fuite de gaz de la plateforme Elgin de Total en mer du Nord laisse s’échapper 200 000 m3 de gaz par jour. Le groupe pétrolier a affirmé dans un communiqué qu’il n’y pas d’impact significatif sur l’environnement. Mais les organisations écologistes s’inquiètent quant à la durée de l’accident, le gisement étant situé à une très grande profondeur (5.300 mètres).

« Greenpeace » a envoyé un navire pour prélever des échantillons et constater les dégâts de la pollution chimique à l’hydrogène sulfuré. Selon le professeur Martin Preston le gaz libéré par le kérogène piégé dans la couche gréseuse des sables de Fulmar  du Jurassique est acide et contient notamment du sulfure d’hydrogène, hautement toxique pour l’homme et la vie aquatique.

Ce gaz naturel est majoritairement composé de méthane, gaz dont le pouvoir de réchauffement global est 25 fois supérieur à celui du gaz carbonique. Total n’a pas encore déterminé la solution technique qui lui permettra de colmater la fuite de gaz. Mais l’option du forage d’un puits de secours semble la plus probable. Sa mise en œuvre pourrait prendre 6 mois. On estime que 200.000 m3 de gaz naturel contiennent une centaine de tonnes de méthane, soit 2.500 tonnes équivalent CO2. Si la fuite dure 6 mois, Elgin aura relâché dans l’atmosphère près de 500.000 tonnes de gaz carbonique.

La seule bonne nouvelle est que contrairement à l’explosion de la plateforme dans le Golfe du Mexique en 2010, aucune marée noire n’est à craindre puisque le puits n’exploite pas de pétrole. Malgré cela  « Greenpeace »  craint des conséquences néfastes sur le climat, et a déclaré que  Total doit encore prouver que l’accident  n’est pas dangereux pour la faune et la flore locale.

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