Livre papier vs livre numérique : le match

Le livre numérique ou liseuse, a du mal à s’imposer en France. Un des arguments de ses fabricants est de présenter l’objet comme le remplaçant « écolo » du livre papier. Les liseuses, après achat de l’objet, n’engendrent plus de transport ni de consommation de bois. Le livre dématérialisé est donc plus économe en CO2 qu’un livre imprimé. A priori.

  • Emissions d’équivalent carbone

Selon Cleantech, en considérant le cycle de vie d’un livre, on estime qu’il émet 7,5kg d’équivalent carbone. Une tablette numérique en émet 130kg et une liseuse 168 kg. Il faut donc lire environ 20 livres numérisés pour accéder à une empreinte carbone équivalente. Ce quota est vite atteint. Les avis divergent cependant. Certains consultants estimant qu’un livre papier produit seulement 1kg d’équivalent de CO2.

  • Impact chimique sur l’environnement

Les professionnels du livre soulignent cependant qu’ils utilisent des ressources papier issues de forets de mieux en mieux gérées. Le papier et sa fabrication ont un fort impact sur l’environnement de par les produits chimiques utilisés notamment pour la fabrication de la pâte. Le recours au papier recyclé reste l’alternative idéale. Avec une tonne de papier on produit 900kg de papier recyclé et 40% d’énergie et d’eau sont économisés.

Le livre numérique est constitué à base de plastique non recyclé et est équipé d’une batterie lithium néfaste pour l’environnement. Des produits chimiques entrent pourtant aussi en compte dans la composition du livre papier tels l’encre ou la colle. L’utilisation de ces produits peut être évitée mais le tarif plus élevé conduit souvent les imprimeurs à négliger ces méthodes.

  • Durée de vie

La durée de vie du livre est illimitée. Celle du livre numérique n’est pas encore certaine et son recyclage, s’il n’est pas réalisé dans les règles de l’art risque d’être un danger pour l’environnement.
Il est toutefois nécessaire de souligner qu’un livre qui veut être jeté, devrait être recyclé comme tout papier sinon son effet polluant sera décuplé car en effet il engendrera deux fois plus de gaz à effet de serre et de pollution des eaux qu’à sa fabrication.

L’Ademe considère que l’édition engloutit 15 millions d’arbres parmi lesquels 1 page sur 5 provient d’une forêt ancienne. Elle considère aussi que la dématérialisation permet de sauver du papier et limiter les transports.

Entre la peste ou le choléra, le livre à base de papier recyclé serait donc la meilleure alternative.

Vous aimerez aussi...

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.