Les États-Unis : un retour vers le nucléaire ?

Le 22 décembre dernier, l’Agence américaine de régulation du nucléaire (NRC) a octroyé une autorisation à la compagnie américaine Westinghouse Electric – filiale de Toshiba – afin de développer un nouveau réacteur nucléaire dit AP1000. Selon le constructeur américain cette certification est le premier pas vers la construction de nouvelles centrales nucléaires aux États-Unis.

Suite aux incidents de Fukushima les débats concernant le nucléaire se sont multipliés à travers le monde, les déchets et la sécurité des centrales sont au cœur de ceux-ci. L’Allemagne et le Japon  depuis ces évènements se dirigent vers une sortie du nucléaire. Les États-Unis alors qu’ils ont stoppé leur programme nucléaire civil en 1979, suite à des incidents survenus au sein de la centrale de Three Mile Island en Pennsylvanie prennent tout le monde à contre-pied. Ils semblent près aujourd’hui à le reprendre.

Il s’agit d’un réacteur de génération 3+, dont la sécurité a été l’élément le plus important, selon Westinghouse Electric. Depuis 2006, il a été soumis à des tests très rudes, assurant sa sécurité aussi bien en cas de dysfonctionnement interne, qu’en cas de catastrophe naturelle ou d’attaque terroriste. Ainsi la NRC a soumis de nombreuses  exigences, parmi lesquelles on trouve, la capacité de l’enceinte du réacteur à résister à l’impact de la chute d’un avion, ou encore la nécessité de bâtir une structure en béton armé d’environ 3 mètres d’épaisseur protégeant la cuve de confinement qui abrite le réacteur. La NRC assure notamment que des événements du type de ceux de Fukushima ne mettraient pas en péril son bon fonctionnement.

La reprise du nucléaire semble répondre à des problèmes économiques, face à la crise et le chômage galopant, toute embauche est bonne pour le pays. Or la construction de deux nouvelles centrales aux USA, permettrait d’embaucher 35 000 personnes le temps des travaux puis 3 000 seraient conservés afin d’assurer le bon fonctionnement des centrales.
Les USA envisagent surement de vendre ces types de réacteurs à travers le monde notamment dans les pays en pleine croissance, dont les besoins en énergie sont énormes. L’oncle Sam doit se dire qu’il ne peut pas être absent d’un marché aussi lucratif.
Les convictions écologiques bien sûr sont loin derrière l’attrait financier.

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