Péninsule antarctique : transpiration chez les manchots

Ecosystème fragile, menacé par le réchauffement climatique, les pollutions atmosphériques, et le tourisme ; le sixième continent, qui représente 91% des glaces et 70% des réserves d’eau douce de la planète, est un acteur important du climat global ainsi qu’un indicateur des changements climatiques passés et actuels.

Le réchauffement climatique provoque en Antarctique à la fois une augmentation des vitesses d’écoulement et une augmentation des chutes de neige. Diverses études démontrent que l’Antarctique perd actuellement de la glace. La NASA révélait en janvier 2008 une perte de 190 milliards de tonnes de glaces en 2006. Sur 244 glaciers étudiés, 87 % ont reculé de 600 mètres en moyenne depuis les années 1950, à un rythme qui s’accélère de 50 mètres par an depuis cinq ans.

Quant à la péninsule antarctique, elle a connu l’un des réchauffements les plus rapides sur Terre avec près de 3 °C au cours des cinquante dernières années. Ce réchauffement est à l’origine de la désintégration d’une partie de la plate-forme Larsen. L’augmentation de la fonte risque d’accroître au-delà des prévisions le niveau de la mer.

De nombreuses espèces viennent s’y reproduire dont une quarantaine d’espèces d’oiseaux marins. Les manchots (85% des oiseaux marins de l’Antarctique) se regroupent par milliers sur la banquise ou sur les côtes. La moitié des populations de pinnipèdes (phoques et otaries) de la planète se reproduit en Antarctique: phoques de Weddell, léopards de mer, phoque Crabier, ce qui équivaut à 15 millions d’individus. Qui plus est, la plupart des cétacés viennent s’y nourrir et se reproduire, à l’exemple de la baleine bleue.

Avec un réchauffement climatique 5 fois plus rapide que le reste de la planète, la réduction de la banquise entraîne une diminution des ressources alimentaires notamment des manchots-empereur, qui ont vu leur population diminuer de moitié sur le continent.

Or, la chaleur de l’atmosphère dépend du rayonnement solaire, et de la quantité de rayonnement piégée par les gaz à effet de serre ; et plus ces gaz sont concentrés dans l’atmosphère, plus ils captent de rayonnement, et donc plus l’atmosphère se réchauffe.

La WWF donne des solutions concrètes et quotidiennes pour diminuer les gaz à effet de serre de 30% à l’échelle européenne, par exemple :
-utiliser une thermos pour conserver au chaud du café représente 8 kg de CO2 en moins/an ,
-cuisiner toujours avec un couvercle sur les casseroles et les poêles : – 50 kg de CO2/an (gaz) ; -71 kg de CO2/an (électricité)
-réduire de 300 gr par semaine (2 steaks) sa consommation de viande de bœuf : -180 kg de CO2/an
-fermer les portes des pièces chauffées : -209 kg de CO2/an (gaz) ; -291 kg de CO2/an (électricité)
-passer 3 minutes de moins sous la douche : -301 kg de CO2/an
-diminuer la température de chauffage de 1°C : -244 kg de CO2/an (gaz) ; -340 kg de CO2/an (électricité)
-ne pas utiliser l’air conditionné dans la voiture : -420 kg de CO2/an.

En Antarctique, le phytoplancton constitue la base de la chaîne alimentaire, il est la nourriture du krill, base de l’alimentation de 300 espèces de poissons, ainsi que des baleines, phoques, manchots et autres oiseaux. Avec les pertes d’ozone au niveau des pôles, le phytoplancton est surexposé aux radiations UV, et aurait diminué de 6 à 12 % (par perturbation de la photosynthèse). La population de krill a chuté de 80 % depuis les années 1970.

En bref : arrêtons de manger marguerite, et les manchots vivront.

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