La France s’engage dans la prévention de la déforestation du Bassin du Congo

Face à la déforestation agressive que subit le Bassin du Congo, deuxième poumon de la planète après l’Amazonie, la France s’est engagée il y a quelques jours à fournir gracieusement à la République Démocratique du Congo des images satellites lui permettant de mieux appréhender l’état ses forêts.

En effet, à l’occasion de la conférence des Nations Unies sur le climat à Durban en Afrique du sud, il y a quelques jours, la question de la disparition des forêts tropicales a été soulevée. Ce sont en effet chaque année plus de dix millions d’hectares de forêt à travers le monde qui disparaissent. Cette disparition entraine des conséquences évidentes sur la biodiversité et la vie animale (le gorille par exemple, ou encore l’orang outan sont des victimes directes de la déforestation), et donc sur les populations qui dépendent de cet écosystème.

Face à cette problématique – qui s’inscrit par ailleurs dans l’initiative REDD+ née lors de la conférence climat de Bali en 2007, et qui a vocation à récompenser les efforts en termes de réduction d’émissions de gaz à effet de serre liées à la déforestation ou à la dégradation des forêts – le gouvernement français s’engage à participer à l’étude des impacts de la déforestation. Ainsi, la ministre française de l’écologie Nathalie Kosciusko-Morizet a annoncé le 08 décembre 2011 son partenariat avec la République Démocratique du Congo, et la fourniture par le gouvernement français d’images satellitaires de haute résolution permettant au peuple congolais d’étudier et d’observer les impacts de la déforestation. Suite à cette déclaration, d’autres pays africains, tels que le Cameroun ou le Gabon ont témoigné leur vif intérêt et leur volonté de rejoindre ce partenariat.

Ce projet, né il y a deux ans maintenant, a été rendu possible grâce à une subvention de 8,5 millions d’euros octroyée par le Ministère des Affaires Etrangères et Européenne, et a été mis en œuvre principalement par L’Agence Française de Développement (AFD) et la société Astrium Services, en collaboration avec plusieurs instituts. Ce projet devrait permettre de combattre la déforestation grâce notamment à un meilleur transfert de technologie satellite, et d’assurer une gestion durable des forêts d’Afrique Centrale. A terme, ce projet devrait garantir la préservation de la biodiversité locale, et protéger les populations contre les dangers liés à la déforestation.

Delphine PATRITTI

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