L’accord Ps-Verts : la réduction du parc nucléaire d’EDF

En décidant  de faire chuter de 75 % à 50 % la part du nucléaire dans la production d’électricité d’ici à 2025, François Hollande, s’il est élu à la présidence de la République, modifiera radicalement le mix énergétique du pays.

Socialistes et écologistes sont parvenus, mardi 16 novembre, à un projet d’accord électoral pour 2012. Les deux partis ont décidé la fermeture de vingt-quatre réacteurs d’ici à 2025, l’arrêt du retraitement et de la filière MOX, la réduction de la consommation d’électricité et la mise en place d’une filière du démantèlement des réacteurs.

Après une incertitude sur la présence du paragraphe portant sur «l’arrêt du retraitement et de la filière du MOX», un combustible nucléaire fabriqué à partir de plutonium et d’uranium appauvri,  jeudi  17 novembre toute ambiguïté était levée, en effet la baisse de la part du nucléaire dans la production électrique devrait être accompagnée  d’un plan de reconversion de la filière Mox “permettant de maintenir le nombre d’emplois par la mise en œuvre de centres d’excellence du traitement des déchets et du démantèlement” soulignent les responsables PS et EELV.

L’accord entre les deux partis est ambitieux, il propose la réduction du parc nucléaire d’EDF d’un tiers de ses capacités, celui-ci passerait de 63,1 gigawatts (GW) à 41,5 GW.

Ce bouleversement  nécessiterait sur le plan technique de développer d’autres sources de production et en particulier les énergies renouvelables et de mettre en place une véritable politique en matière d’efficacité énergétique.

L’accord PS-Verts, ratifié samedi 19 novembre par Le conseil fédéral d’Europe Ecologie-Les Verts, fait polémique puisque certains craignent  un impact considérable d’un point de vue écologique avec l’accroissement des émissions de gaz à effet de serre (l’énergie nucléaire a en effet la réputation d’être peu émettrice en CO2  et le choix d’un autre mode de production d’électricité pourrait engendrer de nouvelles pollutions) ;  mais également d’un point de vue financier avec les conséquences sur le prix de l’électricité. La question de l’indépendance énergétique préoccupe aussi largement les experts : un arrêt partiel du nucléaire conduirait, d’après eux, à renforcer massivement les importations de gaz russe.
Enfin la filière nucléaire, qui revendique plus de 100 000 emplois directs et 300 000 emplois indirects, met en garde contre les conséquences sociales désastreuses d’une remise en cause de cette industrie. Et à Noël Mamère de répliquer « pas un seul emploi ne sera perdu ; l’investissement sur l’efficacité énergétique et les énergies renouvelables créera 20 fois plus d’emplois que dans le nucléaire. »

En savoir plus :  http://www.lefigaro.fr/politique/2011/11/15/01002-20111115ARTFIG00710-nucleaire-les-consequences-de-l-accord-ps-verts.php

http://www.leparisien.fr/politique/accord-verts-ps-sur-le-nucleaire-de-nombreuses-questions-en-suspens-17-11-2011-1724787.php

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