Un autre Copenhague était presque possible

En effet, pendant près d’une semaine, 160 étudiants de sciences politiques et d’autres filières ont rejoué la conférence de Copenhague qui avait eu lieu en décembre 2009 et qui s’était soldée par un échec retentissant.

Durant ce jeu de rôle à taille humaine, toutes les institutions des ONG en passant par les lobbies étaient représentées. Concernant les nations, les étudiants s’étaient répartis en 19 délégations au lieu des 190 réellement présentes à Copenhague.

Cependant, après des premières négociations menées sans anicroches, des difficultés sont assez vite intervenues et les étudiants se sont ainsi vite rendus compte de la complexité pour arriver à un accord global : « Cette simulation, c’est un peu un choc car on a pris conscience de l’impossibilité de parvenir à un consensus sur les négociations climatiques » , livre Cécile Massé, de la délégation Mali, en 4e année à Sciences Po, en Master affaires internationales.

De ce fait, ayant pris conscience des difficultés tant techniques qu’économiques afin de mettre en place des accords à grande échelle sur le climat, les étudiants ont décidé de tester des hypothèses alternatives comme le souligne Grégory Quenet, historien de l’environnement à l’université de Saint-Quentin-en-Yvelines, chargé du pilotage scientifique du projet : « Mais là où la simulation s’est révélée très intéressante, c’est lorsque les élèves se sont émancipés de la négociation réelle de Copenhague, ont testé des hypothèses alternatives, poursuit le maître de conférences. Cette bifurcation, on l’a observée dans la nuit, lorsque tous étaient épuisés. Les étudiants ont soudain pris conscience que les objectifs étaient trop théoriques et optimistes, pas applicables d’un point de vue socio-économique dans les pays qu’ils représentaient. Ils ont alors réécrit tout le texte. »

Ainsi, des objectifs contraignants à long terme ont été adoptés comme la limitation de l’émission de CO2 de 15 à 35% d’ici 2020 mais également la création d’une organisation mondiale de l’environnement afin de faire appliquer les accords scellés et les textes.

Alors même s’il semble évident que les pays n’auraient pas pu voter pour une partie de ces accords, cette expérience à but pédagogique à tenu son pari : faire comprendre comment adopter de nouveaux modes de négociation et de débat.

 

En savoir plus :

http://www.copenhague-autrement.com/index.php/guest-book/le-projet/

 

 

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