Des câbles sous-marins pleins d’énergie verte

Il est évident que, suite aux perturbations de tout le trafic aérien l’année dernière par le volcan Eyjafjöll, personne n’ignore que l’Islande dispose d’un bon potentiel géothermique.

C’est un euphémisme, elle en a tellement, qu’elle pense l’exporter.

En effet, cette île qui a particulièrement souffert de la crise de 2008 voudrait se diversifier en alimentant d’électricité des pays européens via un énorme projet de câble souterrains de plus d’un millier de kilomètres.

Fort de leur trésor souterrain et de leur grande avance en la matière, les islandais voudraient donc naturellement en profiter pour développer leur économie.

L’état est exemplaire : une énorme part de ces ressources sont issues des énergies renouvelables . L’Islande se concentre plus particulièrement sur l’hydroélectricité et sur la géothermie : elle se trouve au 7ème rang mondial de la filière géothermique avec 575 MW de puissance électrique installée en 2010. Disposant d’un potentiel géologique important doublé d’une forte activité tectonique, le sol de l’île regorge de sources chaudes,de volcans et de geysers. De plus la récente découverte de lave dans ses tréfonds ne peut qu’être de bon augure.

Le gouvernement a d’ailleurs déjà défini la totale indépendance énergétique comme objectif pour 2050.

Avec une multitude de sites géothermiques, la piste de l’exportation parait donc tout à fait plausible.

De ce fait, lundi 7 mars 2011, le leader énergétique islandais a donc annoncé sa volonté d’élaborer le plus grand projet de câble sous-marin jamais pensé afin de transférer son surplus d’énergie.

Il est envisagé de diffuser 5 TWh par an à l’un des 4 pays européens suivants : Le Royaume Uni ou la Norvège, les Pays bas ou l’Allemagne. Ce choix est crucial puisqu’il va déterminer la taille du futur câble. L’électricité acheminée permetterait ainsi d’alimenter 1 250 000 foyers pour une valorisation estimée entre 250 et 320 millions d’euros.

Ayant débuté l’année dernière, le projet n’en est encore que dans sa phase exploratrice et ce n’est que dans 4 ou 5 ans que nous connaitrons la décision finale. Néanmoins, il s’agit d’une initiative encourageante d’une part pour le pays qui pour l’instant tire ces principales revenus de la pêche et pour la science puisque ce type de procédé pourrait, bien entendu, faire des émules et ouvrir de grandes portes aux énergies renouvelables.

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