Comment calculer l’empreinte carbone de vos placements !

Dans la lignée des investissements solidairement responsables, les Amis de la Terre ainsi que le cabinet de conseil Utopies ont mis en ligne un site destiné à calculer l’empreinte carbone de l’agent que nous épargnons dont l’adresse est : www.epargneclimat.fr

Ce site met en évidence l’incidence sur l’environnement induite par nos placements financiers, il démontre qu’au même titre que nos petites actions du quotidien, le choix de sa banque est également à prendre en compte dans un comportement éco-responsable.

Il y est proposé une petite calculette, qui, en fonction de notre banque, du montant de notre épargne et du type d’outil financier évalue le dommage provoqué sur la terre et le compare en terme d’émission de gaz à effet de serre à d’autres actes polluants beaucoup plus concrets tel qu’un scooter, un trajet Paris-Sydney en avion ou une année de transport en bus.

Nous apprenons, en autres, que sur une année, 5000 € placés sur un compte courant polluent indirectement autant qu’un 4×4 !

L’interface propose deux classements en première page : celui des banques et des produits financiers les plus impactant sur notre planète. Ces deux étant issus de la première étude réalisé par la Cabinet Utopie visant à classer les organismes financiers en fonction de leurs émissions de CO2, cela comprend leur émissions directes (chauffage, éclairage) mais aussi indirectes qui se retrouvent à travers les dégâts produits par les investissements qu’ils réalisent. Ce classement dépend donc des politiques de financement historique ou non des institutions, de leur implication dans les grands groupes et bien sûre de leur participation dans l’industrie pétrolière. Il est à noter que le Crédit Agricole arrive largement en tête sur le podium.

La méthode de calcul utilisée a été développée par des banques, des associations environnementales et des experts. Quand aux calculs ils ont été faits par le cabinet Utopies, à partir des bilans financiers des banques et de statistiques sectorielles transmis par la société suisse Inrate.

Ceci intervient au moment opportun puisque comme l’a souligné Juliette Renaud, Chargée de campagne sur la Responsabilité des Acteurs Financiers aux Amis de la Terre “Si l’on veut éviter la catastrophe climatique, nous avons dix ans pour réallouer massivement les investissements des activités les plus polluantes comme l’extraction pétrolière vers l’efficacité énergétique et les énergies renouvelables. Les banques et les épargnants ont un rôle clé à jouer dans cette transition” . Discours appuyé par Stanislas Dupré, directeur général du cabinet Utopies qui précise que “Selon les estimations de l’Agence International de l’Energie, l’effort d’investissement annuel pour amorcer la révolution énergétique nécessaire représente 7 fois le plan Marshall” . (Ce qui équivaut cependant à moins d’1% de la totalité des épargnes mondiales)

Dans la rubrique “En savoir plus” l’internaute se voit proposé deux liens internet traitant des projets controversés financé par nos banques (http://www.secretsbancaires.fr) et de la façon dont notre argent est utilisé par les banques. Cela permet de compléter l’information pour ceux qui voudrait aller plus loin. De même, des solutions sont proposés afin de répondre à toutes les questions. Pour tous ceux qui ne voudrait plus participer à ces actions deux guides sont en ligne : Un sur l’épargne et un autre sur les banques réalisés par les Amis de la Terre pour effectuer des investissement plus socialement responsable.

Le site propose aux volontaires de mettre une version simplifiée de leur calculette sur n’importe quel blog ou interface du web sous forme de bannière interactive, ceci dans un but de diffusion pour toucher le plus grand nombre de personne car, il faut le rappeler, cet outil a été crée afin de sensibiliser et d’informer les personnes sur ce à quoi ils contribuent, bien souvent, inconsciemment.

Il est destiné à inciter l’opinion publique mais également les législateurs sur l’importance des ces manœuvres dans la politique climatique. Des produits verts existent déjà tel que les énergies renouvelables mais il convient maintenant d’accentuer ce mouvement et d’oublier nos vieilles habitudes comme l’a souligné Stanislas Dupré, directeur général d’Utopies “Un nombre croissant de banques commence à s’intéresser à ce sujet, à mieux informer leurs clients et à proposer des produits financiers moins polluants, mais la route reste encore longue et le temps presse. Il est temps de passer à la vitesse supérieure !”

Vous aimerez aussi...

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.