Chauffage urbain et Développement Durable : l’exemple de la ville de Colmar

En 2010, Colmar, 3e plus importante ville d’Alsace après Strasbourg et Mulhouse, s’est vu décerner une Marianne d’or du développement durable, pour récompenser son engagement ancien et continu dans la voie du développement durable, en particulier en matière de lutte contre les émissions de gaz à effet de serre.

La construction d’une chaudière à bois pour le chauffage urbain (16 000 foyers desservis), entamée le 17 mai 2010, s’inscrit parfaitement dans cette démarche en faveur du développement durable entreprise par la ville et correspond à l’une des 40 actions de son Agenda 21.

Cette réalisation fait suite à une étude engagée en 2007 par la Société Colmarienne de Chauffage Urbain (SCCU) afin de réduire l’emploi d’énergies fossiles.
Actuellement, la centrale thermique de la ville fonctionne grâce à deux sources d’énergie : d’une part, la vapeur produite par l’usine d’incinération (qui représente plus de 50 % des besoins en énergie du chauffage urbain), d’autre part, le fuel lourd (environ 7500 tonnes par an).

La construction de la chaudière à bois d’une durée d’un an, sera suivie d’une période d’essais permettant une mise en service effective à la saison de chauffe de 2011/2012.
Grâce à sa puissance de  8 MW (Mégawatt), la SCCU espère produire 75 % de chaleur à partir d’énergies renouvelables. L’utilisation annuelle de 13 000 tonnes de plaquettes de bois devrait permettre l’économie de 2300 tonnes de fuel mais surtout une réduction des rejets de 28 % soit plus de 7000 tonnes de CO2 et 45 tonnes de souffre.

M. Richard GRAN, directeur général de la SCCU, souligne qu’hormis son intérêt environnemental, cette installation permet le développement de l’économie locale à travers la commande des plaquettes de bois car la société « profite d’un important gisement de proximité » précise t-il.

Le projet, d’un coût global de 6.500.000 € HT bénéficie d’une subvention de l’Agence de l’Environnement et de la Maîtrise de l’Energie (ADEME) d’un montant de 2.434.000 € HT.

Par le passé, l’ADEME avait déjà permis à des villes alsaciennes comme Illkirch-Graffenstaden ou Haguenau de disposer de chaudières à bois mais de plus petite échelle.

Sources :

Plaquette : « Le développement durable & moi… avec la Ville de Colmar (Alsace) »

www.colmar.fr
www.ademe.fr

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