Sommet de Cancun : difficile réalité pour l’Union Européenne.

A quelques encablures du sommet de Cancun, l’Union Européenne a décidé de réviser sa position sur le climat. Ce rendez vous devait relancer Kyoto, il ne sera finalement qu’une étape. Le principe de réalité oblige les négociateurs européens à adopter des positions minimalistes.

Réunis à Bruxelles fin octobre 2010, les chefs d’Etats et de gouvernement se sont mis d’accord autour d’un texte aux faibles ambitions. Il sonne le glas de la position européenne maximaliste. Par la voix de José Manuel BARROSO, la communauté a jugé essentiel de se concentrer sur les avancées possibles et non sur celles souhaitables.

Avec le flou qui entoure la position américaine, les plus grands pollueurs refusent tout accord contraignant. Les Européens n’ont pas les moyens diplomatiques d’infléchir ces positions. Ne disposant pas de pouvoir coercitif, l’Union a privilégié un recentrage stratégique sur ces intérêts. Jo Leinen, commissaire à l’Environnement au Parlement Européen, a ainsi expliqué que l’Europe ne devait plus conditionner ses actions à celles des autres, mais à ces intérêts propres.

Car à faire trop d’efforts dans un sens (L’UE propose de réduire ses émissions de gaz à effet de serre de 30% sur une base 1990, et de consacrer 2.4 milliards d’euros pour les pays en développement), la communauté délaisse des secteurs clés. Notamment l’innovation technologique. Alors que les principaux pollueurs investissent massivement. Les États Unis viennent de lancer un plan massif d’éolien dans l’Atlantique. Quant aux Chinois, ils ont investi plus de la moitié du secteur de l’éolien. Le sommet sera surement l’occasion pour l’Union de recentrer ses priorités.

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