La technologie de First Solar en question

Dans son article en date du 25 octobre 2010, le quotidien Les Echos propose une enquête sur la technologie utilisée par l’américain First Solar en matière de panneaux photovoltaïques.

Cette firme utilise comme conducteur du tellurure de cadmium, qui présente l’avantage  d’un meilleur rendement “coût de production/watt” par rapport à ses concurrents européens (SolarWorld et Bosch); qui utilisent le conducteur traditionnel qu’est le silicium. Ils dénoncent la nocivité d’un tel procédé, qui présente notamment des risques pour la santé humaine en cas d’incendie (fièvres, problèmes pulmonaires). Un industriel ira même jusqu’à déclarer que “Le cadmium, c’est l’amiante de demain”.

Face à ces levées de boucliers, First Solar s’interroge sur la pertinance des études menées (et donc sur la véracité des résultats de celles-ci), et argumente sur le fait que sa compétitivité pose problème aux européens. Cependant, afin de ne pas prendre trop de risques en cas d’application de la Directive RoHS (qui interdit l’utilisation de substances dangereuses), l’entreprise américaine travaille actuellement sur une technolgie moins nocive, le CIGS.

La question soulevée ici pose en quelque sorte un débat entre compétitivité des entreprises d’une part,  et risque pour la santé humaine d’autre part.

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