Google s’achète une conduite sur le marché de l’éolien.

Le géant américain n’en finit plus de diversifier ses activités. Après s’être positionné sur les secteurs de  l’Education (Google for Educators) ou de la Santé (Google.org), la société réaffirme sa présence sur les marchés de l’électricité verte. Dernier projet en date, une prise de pouvoir à hauteur de 37.5%, soit plus de 200 millions de dollars, dans un champ éolien offshore dans l’Atlantique. Loin d’être philanthropes, Larry Page et Sergey Brin veulent assurer la pérennité de leurs investissements à long terme. La réussite n’altère pas le talent. Le big boss du web a encore pris les devants sur un secteur en pleine expansion. Avec intelligence, la firme californienne s’est massivement investie dans une activité aux perspectives multiples et diverses.

Non, le capitalisme 2.0 n’est pas un capitalisme moralisé. La démarche de Google est simple. Selon le Global Energy Wind Council, la production éolienne à l’horizon 2030 atteindra environ 20% de l’électricité consommée dans le monde. Pour la multinationale, c’est une source de profit non négligeable, alors que l’algorithme qui la rendu célèbre n’est pas éternel.

Il est cependant réducteur de limiter l’action de  Google à un simple placement. Selon le blog officiel de la société, le but affiché est d’atteindre l’empreinte carbone la plus faible possible. C’est pourquoi le site de Mountain View a été intégralement recouvert de panneaux photovoltaïques. Mais c’est aussi un choix très stratégique. La firme américaine doit assurer l’approvisionnement électrique de son QG, où repose la majorité de ses serveurs.

Pionner en matière économique et technologique, Google l’est aussi en matière sociale. En effet, ses créateurs ont compris l’utilité de miser sur le capital humain. Google a ainsi développer sa responsabilité sociale en se dotant d’une image de mécène, tant sur le plan des énergies qu’aux niveaux de l’Education et de la Santé. Au niveau interne, ils proposent aussi de nombreux services axés sur le développement durable : vélo en libre service, cantine bio et équitable…

Cependant, tout n’est pas rose dans le meilleur des mondes. Et si Google est aujourd’hui un leader sur ces nouveaux fronts, c’est aussi parce qu’il a appris de ses erreurs. En effet, les bases de cette politique énergétique ont été posé en 2007. Soit quelques mois après les déboires du géant de l’Internet au sujet de la démocratie chinoise. Alors que les rumeurs de censure de l’information dans la dictature communiste se sont avérées véridiques, l’image de marque de l’entreprise s’est effondrée. La reconstruction a pris du temps. Et de l’argent. Mais il semble que le géant ai réussi à faire oublier ses mésaventures. Comme quoi, dans l’univers de Google, il n’y a pas que les énergies qui soient renouvelables…

Plus d’informations sur la politique environnementale de Google : http://www.google.com/corporate/green/

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