Allemagne : la finance au service du climat

Malgré l’échec de Copenhague et les points de vue divergents de certains Etats membres, l’Allemagne inaugure la “Quinzaine Climat et Finance”. Depuis le 1er février, le gouvernement fédéral organise à Berlin cette conférence réunissant politiques, banques et investisseurs afin de mobiliser l’épargne des allemands dans la lutte contre le changement climatique.

Aujourd’hui, si des placements responsables autrement appelés “Investissements Socialement Responsables” (ISR) existent et qu’il y a une prise de conscience de la part des populations de la nécessité d’agir pour le climat, ces deux facteurs ont du mal à se corréler par manque de connaissance des possibilités du marché. Les investisseurs n’ont pas encore conscience de l’impact positif qu’ont les investissements socialement responsables sur leur empreinte carbone, tout en étant aussi rentable que les autres placements traditionnels. Selon Walter Kahlenborn de l’agence berlinoise Adelphi qui a conduit une étude sur les performances financières de l’ISR, « les placements financiers à critères environnementaux permettent une réduction moyenne de GES de 42% par rapport aux produits conventionnels, et ce, pour un rendement similaire. Ainsi, une somme de 10 000 euros placées dans des produits conventionnels peut entraîner l’émission moyenne de 4,5 tonnes de GES, soit près de 2 tonnes de plus que des produits ISR ».

C’est pourquoi l’Allemagne fait aujourd’hui le pari d’impliquer ses citoyens dans l’ISR.  D’ici à 2020, les investissements nécessaires à la lutte contre le changement climatique s’élèveraient à 400 milliards d’euros tandis que l’épargne des allemands devrait atteindre les 4000 milliards d’euros. Il apparait important que les banques modifient leur attitude et développent des produits financiers ISR car en face, il y a une véritable attente des investisseurs.

Cette quinzaine du climat et de la finance ouvre donc de nouvelles perspectives et offre une occasion au secteur bancaire de redorer son blason. Il est toutefois intéressant de noter que l’approche allemande de l’ISR diffère de celle de la France. En Allemagne, l’ISR s’applique aux investissements relatifs aux nouvelles technologies liées à l’environnement et aux énergies renouvelables tandis que l’ISR français possède une approche globale basée sur des critères Environnementaux, Sociaux et de Gouvernance (ESG). La question est de savoir si une telle similitude peut être appliquée.

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