Accord de Copenhague: les Nations Unies en faveur d’une date butoir flexible

Les Nations Unies ont finalement renoncé au délai du 31 janvier, date butoir à laquelle tous les Etats étaient supposés exposer officiellement leurs objectifs de réduction des émissions de gaz à effet de serre ainsi que leurs plans d’actions pour prendre en compte le changement climatique.  Le 20 janvier dernier, Yvo de Boer, le responsable du changement climatique aux Nations Unies, a en effet modifié la date butoir originale du 31 janvier 2010, qui avait été fixée en décembre dernier à l’issue du sommet de Copenhague.

Désormais, comme le souligne Yvo de Boer, le délai prévu est assoupli. Il précise en outre qu’il n’est pas demandé aux pays de signer l’accord les engageant à prendre des objectifs légalement contraignants, mais seulement d’indiquer leurs intentions.

Le respect de ce délai était attendu comme le premier test de l'”Accord de Copenhague”. Mais force est de constater qu’à l’heure d’aujourd’hui, c’est à dire à 10 jours de la date butoir (au moment des déclarations de Y. De Boer), seuls 20 états parmi 192 ont signé l’Accord de Copenhague. Parmi ces états, on retrouve l’Inde, la Russie, le Mexique, l’Australie, la France et la Norvège.

Par ailleurs, De Boer a approuvé l’idée assez controversée de court-circuiter le processus traditionnel de négociation des Nations Unies, qui consiste à parvenir à un accord entre les différents pays via un consensus. Il a en effet argumenté en faveur d’un petit groupe de pays qui négocierait l’accord climatique applicable à l’ensemble des autres. Selon lui, il est impossible que les 192 pays engagés discutent tous les détails et se réunissent tous ensemble. L’idée serait de permettre à certains pays de se faire représenter par d’autres dans le cadre de la négociation de l’accord climatique, en toute transparence. Cette méthode, jugée exclusive, a pourtant été largement critiquée au mois dernier alors que le Danemark, pays hôte du Sommet sur le climat, a convié à un meeting 26 dirigeants mondiaux durant les deux derniers jours de la Conférence. Selon Martin Khor, directeur du Centre Sud, groupe d’idées intergouvernemental basé à Genève, c’est cette marginalisation des pays en voie de développement et leur éviction au processus de négociations qui a contribué à l’échec de Copenhague.

Les réactions et critiques sont nombreuses et soulignent que ceci va à l’encontre du processus multilatéral et démocratique des Nations Unies.

Pour plus d’informations, cliquez ici.

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