La mesure de la fonte des glaciers de l’Alaska: une source de divergences scientifiques

La succession de thèses et de leurs antithèses est un phénomène courant dans le monde scientifique. Actuellement, c’est l’évaluation du rythme de fonte des glaciers de l’Alaska qui fait l’objet de divergence entre chercheurs français et américains. En effet, en 2002,  avaient été publiés les résultats des recherches effectuéés par l’institut de géophysique de  l’université d’Alaska qui estimait alors  que la contribution de la fonte des glaciers de l’Alaska à l’augmentation du niveau de la mer était de 0,17mm/an. Cependant les glaciologues français du Laboratoire d’Etudes en Géophysique et Océanographie Spatiale et les canadiens des universités de Colombie Britanique ont publié le 17 janvier dans la revue “nature geoscience”  une étude qui indique un rythme de fonte moins rapide que l’évaluation américaine. Les français estiment qu’ entre 1962 et 2006 les glaciers de montagne de l’Etat d’Alaska ont perdu  42km3 d’eau par an. Cette perte correspond à une élevation du niveau de la mer de 0,12 mm/an, soit 34% de moins que les estimations américaines. La divergence des estimations serait due  à l’efficacité variable des instruments et des méthodes de recherches mis en oeuvre par les deux équipes de glaciologues. Les français estiment avoir travaillé sur une “meilleure résolution spatiale” grace aux images fournies par les satellites. Par ailleurs, cette nouvelle estimation  du rhythme de fonte des glaciers ne signifie pas une remise en cause du caractère alarmant du réchauffement climatique dont les effets sont plus visibles, voire importants, dans les régions englacées telles que l’Alaska et le nord du Canada où les glaciers occupent 90 000 m2.

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