Ce qu’il faut retenir du « nouvel accord de Copenhague »

Si cet accord permet pour la première fois d’engager l’ensemble des pays pollueurs, industrialisés et émergents, dans la lutte contre le changement climatique, le texte final ne donne aucun cadre juridique contraignant et se fonde sur des ambitions plutôt réduites. Cet accord ne garantit par ailleurs aucune participation mondiale, les Etats ayant simplement été « invités » à le signer… Voici néanmoins les points principaux à retenir de ce texte (cliquez ici pour le télécharger) :

  • Les objectifs : il a été reconnu que la hausse des températures devait être contenue en dessous des 2°C, et qu’il était nécessaire de réduire fortement les émissions mondiales. Sauf que l’accord ne mentionne pas le cadre (dates, durée, quantité) de ces objectifs…
  • Des engagements à prendre : les pays riches devront « s’engager sur des objectifs pour 2020 sur les émissions concernant l’ensemble des activités économiques », et les pays en développement devront eux annoncer les « actions de limitation » qu’ils comptent mettre en place pour atténuer leurs émissions. Ces objectifs devront être communiqués d’ici au 31 janvier 2010. Mais là encore, aucune indication chiffrée ni aucune année de référence des objectifs (1990 au 2005 ?) ne sont proposées.
  • Le suivi des mesures prises : afin d’en contrôler la réalité, les engagements des pays industrialisés devront être « mesurables, notifiables et vérifiables » (règles MRV). Quant aux pays en développement, ils devront communiquer tous les 2 ans le progrès de leurs actions de limitation.
  • Le financement : la création d’un « Fonds climatique vert de Copenhague » est prévue, avec pour objectif de réunir 100 milliards de dollars par an d’ici à 2020, à partir « de sources variées, publiques et privées, bilatérales et multilatérales, y compris de financements innovants ». Une aide immédiate de 30 milliards de dollars sur trois ans sera allouée aux plus vulnérables pour soutenir l’adaptation au réchauffement.
  • L’ « Après Kyoto » : l’accord laisse libre choix aux Etats de donner suite au protocole de Kyoto, qui expirera fin 2012. Les pays riches actuellement liés par ce protocole relèveront surement leurs objectifs…

Pour plus d’informations, cliquez ici.

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