Position de l’Europe à mi-parcours du sommet de Copenhague

La première semaine du sommet de Copenhague se termine par l’annonce des objectifs retenus pas les chefs d’Etat de l’Union Européenne. Ces derniers étaient en effet réunis ce 11 décembre à Bruxelles, pour le premier Conseil Européen organisé depuis l’entrée en vigueur du Traité de Lisbonne. Ces objectifs portent d’une part, sur l’aide financière que l’Europe est prête à accorder aux pays en développement, et d’autre part, sur la réduction des émissions de CO2.

2,4 milliards d’euros par an pendant trois ans, voici le montant de l’aide que l’Union Européenne consent à apporter aux pays pauvres. Avec un tel budget, environ un tiers des cinq à sept milliards d’euros promis, elle fait figure de leader mondial et compte bien donner l’exemple aux autres pays riches afin que ceux-ci suivent le mouvement. Les engagements annuels par pays les plus généreux sont de 450 millions d’euros pour le Royaume-Uni, de 420 millions d’euros chacun pour la France et l’Allemagne. Viennent ensuite la Suède (266 millions d’euros), l’Espagne (100 millions d’euros) et la Finlande (33 millions d’euros).
Au-delà d’un engagement fort, l’Union Européenne offre également l’image d’un consensus réussi car il n’était pas certain que les 27 Etats membres se mettent d’accord sur les aides auxquelles chacun contribuerait.

Concernant la réduction des émissions de CO2, il n’y a cependant pas eu d’accord entre les 27. Sur la table des négociations, trois scénarii existent. Le premier consiste à réduire les émissions de 30% d’ici 2020 par rapport à 1990. Il s’agit du scénario initial, le plus contraignant. Le deuxième vise à réduire seulement de 25% ces émissions dans des délais similaires. Enfin le dernier scénario prévoit de reporter l’objectif des 30% d’ici à 2030. Le Royaume-Uni, les Pays Scandinaves, l’Allemagne et la France sont désireux de maintenir la promesse des 30% d’ici 2020, car s’il est urgent d’agir, cette position permettrait à l’Union Européenne de garder le leardership dans les négociations.

Toutefois, à mi-parcours, les Etats membres s’interrogent encore sur leur rôle à tenir face aux autres pays riches. En effet, s’il est clair que l’Europe souhaite faire des efforts dans la lutte contre le changement climatique, elle est consciente des difficultés dans lesquelles son implication peut l’entrainer. La crise économique est d’ailleurs le principal frein à tous ces objectifs. Pourquoi l’Union Européenne financerait-elle plus que les autres pays industrialisés au risque de la mettre en péril face au manque de volonté de ces derniers? D’ailleurs le Medef rappelle volontiers que les entreprises ne feront d’effort qu’en fonction d’engagement cohérent.

La deuxième et dernière semaine du sommet de Copenhague devrait permettre d’y voir plus clair quant aux objectifs finaux retenus.

Pour plus d’informations, cliquez ici et ici et ici.

Vous aimerez aussi...

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.