Veolia lance la production de carburant à partir de nos déchets

Pôle expérimental de Veolia Propreté, la décharge de Claye-Souilly (est de Paris) pourrait bientôt fournir les communes environnantes en biocarburant : le groupe vient de mettre au point un prototype de transformation des ordures ménagères en carburant pour véhicules hybrides ! Depuis quelques jours sont ainsi alimentés par meth’OD, ce “gaz 100 % origine déchets”, une  benne à ordure et huit Citroën C3 de Veolia.

Voilà un nouveau challenge industriel pour la mutlinationale française, qui compte bien doubler les recherches américaines à ce sujet ! Avec 1,6 millions d’euros investis et trois ans de travail sur la décharge clayoise, Veolia espère en effet exporter ce nouveau procédé dans toutes ses usines et décharges à travers le monde, qui génèrent chaque année 750 millions de mètres cubes de méthane.

Le principe est simple : la dégradation naturelle des déchets produit environ 50 % de méthane, 30 % de dioxyde de carbone et de l’azote. Ces gaz sont alors pompés, à environ 200 m3 par heure, jusqu’à la centrale expérimentale. Le méthane y est séparé des autres composants, “nettoyé”, puis odorisé (comme le gaz de ville, pour déceler les éventuelles fuites) pour donner enfin un combustible recyclé, pur à 95%. Conditionné dans des bouteilles de 80 L, ce biocarburant pourra recharger les voitures hydrides comme une simple pompe à essence. Petite différence : il faudra faire le plein plus souvent, car seuls 250 à 300 km pourraient être parcourus avec le meth’OD.

Mais il faudra encore attendre une petite année avant de voir ce biocarburant apparaitre sur le marché, le système est encore à l’état de prototype et doit être amélioré et surveillé par les experts. Pour l’instant, 1 t de déchets ne permet de produire que 100 m3 de méthane, soit l’équivalent de 100 L d’essence. Autre aspect à faire évoluer : les bornes d’approvisionnement. Alors qu’une “autoroute du biogaz” existe déjà en Suède pour rouler sans polluer, “il manque en France des infrastructures pour s’approvisionner” , souligne Pascal Peslerbe, directeur de traitement chez Veolia Propreté en Ile-de-France .

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