Le Plan Justice Climat selon Borloo

Lors de la réunion pré-Copenhague qui s’est déroulée la semaine dernière, Jean Louis Borloo a présenté son Plan Justice Climat, plan qui intègre son “Projet pour le Monde”.

Ce plan, qui demeure discret, remporte plus d’avis positifs que négatifs auprès des ONG telles que FNE ou WWF. Cela a le mérite d’être souligné. Et pour cause, il s’agit d’un véritable plaidoyer pour l’entraide et la justice entre les différents pays de la planète.

Le Plan Justice Climat se veut être une base pour les négociations qui se tiendront d’ici une dizaine de jours à Copenhague. Et face aux nombreuses difficultés rencontrées lors des dernières conférences, Jean Louis Borloo prend l’initiative. Selon lui, Copenhague doit permettre la “réduction effective des émissions de gaz à effet de serre et une dynamique positive de développement durable, en fonction de la situation politique, économique et sociale de chaque pays”. C’est pourquoi il apporte avec son Plan Justice Climat des propositions chiffrées et concrètes en fonction des capacités de chaque pays et de la responsabilité de ces derniers dans la production des gaz à effet de serre.

Le Plan Justice Climat s’adresse en priorité aux pays les plus pauvres et les plus vulnérables dans le monde. Il s’agit notamment des pays d’Afrique, des petits États insulaires et de tous les autres pays moins avancés (PMA). Leurs populations, qui représentent 1,2 milliards d’habitants, sont les premières touchées par le réchauffement climatique. L’idée est la suivante : chaque État doit contribuer à l’effort commun pour diminuer les émissions de gaz à effet de serre et s’adapter aux changements climatiques. Or tous n’en ont pas les mêmes capacités. De plus, les pays les plus faiblement émetteurs de CO2 n’ont pas à participer autant que les pays industrialisés.  Pourtant, ils ont besoin de moyens financiers pour mettre en oeuvre des plans d’actions locaux de développement durable et de réduction de la pauvreté.

C’est pourquoi la mise en place du Plan Justice Climat devrait garantir et compléter les fonds déjà existants par un financement international public spécifique. A cet effet, deux modes de financement sont envisagés. D’un côté, il y aurait la mise en place d’une taxe universelle sur les transactions financières de l’ordre de 0,01%. Et de l’autre, pourrait être développée la contribution financière universelle qui serait versée par tous les autres États.

Le Plan Justice Climat est actuellement estimé à 410 milliards de dollars sur une durée de 20 ans. Jean Louis Borloo, qui sera en charge des négociations sur le climat à Copenhague et présentera son “Projet pour le Monde”, a déjà recueilli le soutien du Brésil et des Pays Africains.

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