Une implication de l’Afrique du Sud en demi-teinte pour la Conférence de Copenhague

A quelques jours de Copenhague, malgré une prise de conscience du changement climatique, l’Afrique du Sud, comme nombre de pays émergents, préfère se concentrer sur le développement économique du pays.

Cette prise de conscience remonte à juin 2008, suite aux conclusions de travaux scientifiques engagés par le gouvernement Sud-Africain. Si le gouvernement envisage désormais de réduire progressivement ses émissions de gaz à effet de serre, les mesures législatives et fiscales nécessaires pour parvenir à cet objectif ne seront pas prises avant 2012.

Actuellement, la priorité du gouvernement demeure la croissance économique du pays, croissance qui serait freinée si le pays se voyait imposer des mesures de réduction des émissions de gaz à effet de serre. Le gouvernement est donc fortement opposé à tout accord obligeant le pays à réduire ses émissions. Le principal problème vient de la forte dépendance du pays au charbon, qui est à l’origine de pas moins de la moitié des émissions de GES en Afrique du Sud. Compte-tenu du prix relativement faible du charbon, l’investissement dans les énergies renouvelables n’est pas vraiment attractif et rentable, notamment dans le contexte de la croissance économique. Ainsi, le Ministère de l’Energie est encore assez réticent à soutenir des projets recourant aux énergies renouvelables, qui pourraient néanmoins se développer avec la demande de plus en plus importante en énergie.

De leur côté, si les entreprises Sud-Africaines semblent prendre conscience du phénomène climatique, cette prise de conscience est inégale suivant le secteur d’activité, comme le soulignent les résultats du Carbon Disclosure Projet, enquête internationale sur les émissions de GES des entreprises, menée pour le compte de la « National Business Initiative ». Etonnamment, ce sont les secteurs qui sont à l’origine des émissions les plus importantes qui se montrent le plus coopératifs et concernés, en engageant des planifications transparentes de réduction des émissions de GES.

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