Le message des ONG est-il entendu ?

La réunion préparatoire de Barcelone qui s’est tenue du 2 au 6 novembre apparait aujourd’hui comme un échec : aucun engagement de la part des Etats-Unis, aucune solution commune pour faire face aux changements climatiques.

Si les politiques internationales connaissent des difficultés, il semble qu’il en soit de même pour les ONG qui ont du mal à interpeller l’opinion publique. Pourtant ces ONG sont nombreuses. D’un côté on trouve les ONG environnementales bien connues telles que Greenpeace, WWF, Amis de la Terre, … rassemblées pour l’Ultimatum climatique. Il y a aussi les ONG de développement telles Oxfam, Agir Ici, l’UCJS. Et d’un autre côté, viennent pour la première fois se joindre des organisations sociales : FSU, Attac, des Associations de consommateurs responsables ainsi que des organisations de solidarité internationales.
Malgré leur implication et leurs actions, le message en ce qui concerne le changement climatique et la volonté de trouver un accord lors de la Conférence de Copenhague, semble ne pas être entendu. Un exemple est celui du nombre de signataires de la pétition Ultimatum climatique. A vingt jours de l’ouverture de la Conférence, cette pétition n’a recueilli que 300 000 signatures alors qu’au moment de son lancement, c’est-à-dire fin mai 2009, les initiateurs pensaient atteindre la barre symbolique du million de personnes.

Face à ce désengagement dans les faits des citoyens, dont pourtant 65% estiment “très important” la mise en place d’un accord sur la réduction des émissions de gaz à effet de serre, les ONG ont décidé de changer d’attitude. Aussi l’association Greenpeace a-t-elle établit sur son site un classement des chefs d’Etats en fonction des discours et ambitions affichés pour Copenhague et du niveau d’investissement recommandé par les scientifiques. Ce classement apparait sous la forme d’un “serious game”, c’est à dire un jeu à vocation pédagogique. Il est intéressant de découvrir que les premiers ne sont pas ceux que l’on pourrait attendre. Cette initiative, qui permet de positionner les chefs d’Etats entre eux et ainsi de se faire une idée entre la réalité de leurs actions et leurs discours, dénote toutefois leur manque d’ambition général.

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