Départ de la Transat Jacques Vabre : Greenpeace dénonce les exportations de déchets radioactifs vers la Russie

A bord de deux zodiacs, les membres de Greenpeace ont profité du départ de la Transat Jacques Vabre, portant cette année la signature “Prendre la Mer, Agir pour la Terre”, pour rappeler au public et aux participants de la course, que “Du Havre, partent aussi des déchets nucléaires”.

Pour sa 9ème édition, la Transat Jacques Vabre, évènement sportif de haut niveau, est parrainée par le ministère du Développement Durable parce qu’elle porte les valeurs du Grenelle de la Mer, en s’inscrivant dans une démarche de développement durable, de respect et de protection des océans. A cette occasion, Jean-Louis Borloo a adressé à tous les équipages “ses plus chaleureux voeux de succès pour gagner cette course symbolique à tous les égards: un challenge sportif tout d’abord en réunissant des skippers parmi les meilleurs mondiaux mais aussi un véritable engagement pour la planète puisque la Transat est placée sous le signe du développement durable”.

Mais le 8 novembre au Havre, peu avant le départ de la course, deux zodiacs de Greenpeace traversent la flotte, arborant une banderole rappelant au public et aux bateaux de course alignés pour le départ, que “Du Havre partent aussi des déchets nucléaires”, évoquant par là les exportations de déchets nucléaires vers la Russie.

Cette sortie de Greenpeace a eu lieu alors qu’un navire, le Kholmogory, était attendu au Havre, probablement pour que soit chargé à son bord une cargaison de matières nucléaires à destination de la Russie.

L’organisation est, depuis deux semaines, fortement mobilisée au Havre où elle a posté son brise-glace l’Arctic Sunrise à l’entrée du port, empêchant ainsi toute exportation de matières radioactives depuis le 27 octobre. C’est ainsi que Greenpeace a réussi à imposer le moratoire qu’elle demandait à Jean-Louis Borloo de prendre pendant la durée des investigations qu’il a commanditées.

Rappelons à cet effet que face à la déferlante de la chronique sur le sujet, le Premier Ministre a saisi le Haut Comité pour la Transparence et l’Information sur la Sûreté Nucléaire (HCTISN), qui s’est réuni le 19 octobre. Celui-ci a demandé l’inventaire global des matières et déchets produits dans le cycle du combustible nucléaire. Une enquête a été ouverte et les industriels seront auditionnés jeudi 12 novembre.

Greenpeace appelle aussi les citoyens à envoyer un mail à Jean-Louis Borloo pour lui réclamer ce moratoire immédiat.

En France, la question du nucléaire reste une question très sensible et la politique de gestion des déchets du nucléaire fait l’objet de vives oppositions de la part des associations et ONG.

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