Les Etats-Unis seront-ils prêts pour Copenhague ?

Les négociateurs pour le climat, qui se sont réunis toute une semaine à Barcelone, affirment qu’il n’y aura pas d’accord international à Copenhague si les États-Unis ne font pas plus d’efforts.

Du 2 au 6 novembre 2009, les délégués de chaque pays ont en effet tentés de préparer ensemble, les débats qui auront lieu à Copenhague dans moins d’un mois. Mais face au positionnement des États-Unis dans les négociations, le doute plane quant à la mise en place d’un accord, sans parler d’atteindre les objectifs préconisés par le GIEC.

En fait, Barack Obama ne voulait pas retomber dans la situation d’échec qu’avait connu Bill Clinton en signant le protocole de Kyoto, qui n’avait ensuite pas été ratifié par le Congrès. La stratégie du président américain a donc été de faire voter une loi par le Congrès avant Copenhague, pour fixer des objectifs environnementaux clairs et surtout, chiffrés. Mais le Congrès a aujourd’hui pris beaucoup de retard dans l’étude de ce texte de loi, et les négociateurs pour Copenhague sont plutôt pessimistes quant à sa ratification avant début décembre 2009.

Le problème est que sans ratification du Congrès, les États-Unis ne veulent promettre aucun engagement spécifique sur la réduction des émissions de carbone, ni même sur la contribution au fond mondial pour le climat, censée aider les pays en développement à faire face aux dommages causés par le changement climatique. Yvo De Boer annonce alors son inquiétude: “Copenhague a besoin de produire de la clarté… Je ne pense pas que la communauté internationale acceptera un instrument qui manque de clarté sur ce que les États-Unis feront pour réduire leurs émissions”.

Par ailleurs, l’Union Européenne et les États-Unis  semblent être en désaccord sur la solution à adopter pour faire face aux problèmes climatiques : la première soutient un accord “par le haut”, qui fixerait des objectifs internationaux pour les répartir ensuite dans chaque pays, alors que les seconds souhaitent justement l’inverse, des objectifs directement pris à l’échelle du pays, sans réelle coordination internationale.

A moins de 30 jours de Copenhague, la situation actuelle laisse légitimement planer le doute sur un réel consensus international…

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